Il faut se depecher pour ne pas rater le bateau. Nous laissons deux sacoches et la tente au camping.
Nous avions imaginé avoir froid sur le bateau mais c est tout le contraire. Collants et doudounes sont de trop. Le soleil tape.
C est un jeu de piste sur l île pour trouver la maison de notre hôte. Le GPS nous perd lamentablement, nous demandons notre chemin à plusieurs reprises.
Nous faisons quelques courses à Lampaul puis partons pique niquer à une extrémité de l île. Le temps s engrisaille, il tombe les premières gouttes de pluie lorsque nous repartons. Nous pedalons dans la lande sur des chemins couverts d herbe rase, la vue est étonnante sur la côte que nous longeons. Des récifs acérés, une succession d anses et de pointes granitiques battues par les vagues et nous parvenons à traverser l île presque jusqu au phare du Stiff. Certains passages rasent des précipices, malheureusement la pluie devient persistante, le brouillard arrive, il est temps de rentrer au sec.
Nous rejoignons le gîte dégoulinant.
Douche chaude pour se réchauffer, et couette...
Nous hésitons avant de repartir dans le mauvais temps mais la table est réservée dans un restau de Lampaul.
Nous passons à travers les gouttes sur les 3 kilomètres qui nous en séparent.
Une araignée de mer pour Catherine, ça prend du temps, et le retour s effectue dans la nuit noire, le brouillard, sous une pluie battante et du vent. Le bruit des vagues près de la route signifie que nous sommes sur le mauvaischemin. Retour à Lampaul où nous tentons une deuxième option. Arrives à une bifurcation, nous faisons le mauvais choix et nous retrouvons bientot à errer au milieu de nulle part sur une piste en terre.
Nous sortons la boussole et la carte, tirons plein est et finirons par arriver par des chemins détournés.
Quelle frayeur...
Bilan de la journée, environ 32 km.